Richard Wagner

Richard Wagner est le compositeur des superlatifs. La simple composition d’opéras ne lui suffit pas. Le « maître », comme il aimait se faire appeler de ses amis et de ses admirateurs, parmi lesquels le très romantique Louis II de Bavière, tenait à ce que ses créations soient comprises et interprétées comme des œuvres d’art totales. Pour son ANNEAU DU NIBELUNG, il fit construire de toute pièce une maison d’opéra sur une colline près de Bayreuth. Ce lieu, à ses yeux sacré, devait être réservé à son dernier opéra, PARSIFAL, qu’il qualifiait de « festival scénique sacré », lui conférant ainsi un caractère mystico-religieux.

Mais Richard Wagner reste un personnage entre ombre et lumière. Les univers dépeints dans ses œuvres et son antisémitisme virulent l’inscrivent dans une filiation idéologique proche du nationalisme naissant. Dans ses écrits, ses idées préfigurent ce qui, plus tard, inspirera la culture aryenne dominante du Troisième Reich. En cela, le nom de Wagner restera à jamais lié à l’une des pages les plus sombres de l’histoire allemande.

Pour autant, Wagner fait aussi figure de grand novateur dans la musique romantique. Son accord de TRISTAN, qui transforme des dissonances en harmonie et fait disparaître la tonalité de base derrière l’accord, est devenu un élément central de la « Zukunftsmusik », la musique du futur, pour reprendre le terme de Wagner.

Mein lieber Schwan

Opera North | Mein lieber Schwan

Pour accompagner la Tétralogie d'Opera North, Opera North Projects a demandé au réalisateur et musicien Matthew Robins d'adapter un passage de Wagner en film. Inspirés des thèmes qui parcourent LOHENGRIN, le court-métrage qui a vu le jour est un remarquable conte sur un amour perdu filmé avec des marionnettes en stop-motion.